Si vous avez décidé de signaler le harcèlement sexuel à votre employeur, ce guide est pour vous. Voici tout ce que vous avez besoin de savoir.
Commençons par couvrir quelques renseignements généraux.
Que dit la loi, qui protège-t-elle, et qu’est-ce qu’elle exige des employeurs?
En Colombie-Britannique, il y a plusieurs lois qui vous protègent contre le harcèlement sexuel au travail.
Le Human Rights Code (le code des droits de la personne de la Colombie-Britannique) indique que le harcèlement sexuel est interdit par la loi. Il protège les gens contre la discrimination et le harcèlement basés sur des raisons précises, incluant le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre. En vertu du code, votre employeur a l’obligation de prévenir le harcèlement sexuel au travail et d’y répondre.
La Workers’ Compensation Act (WCA) et son Occupational Health and Safety Regulation (le règlement sur la santé et la sécurité au travail) sont entièrement consacrés à la sécurité en milieu de travail. Ce sont ces lois qui protègent les travailleurs de la Colombie-Britannique contre toutes sortes de dangers au travail. Elles n’expliquent pas précisément comment gérer les cas de harcèlement sexuel. Elles concernent plus largement les questions de santé et de sécurité. Si vous travaillez en Colombie-Britannique, vous trouverez la description de vos protections contre le harcèlement sexuel en milieu de travail dans les politiques de santé et de sécurité au travail créées par la WorkSafeBC, qui visent de manière générale l’intimidation et le harcèlement. Ces politiques ont été conçues pour aider votre employeur et vous à comprendre comment le harcèlement sexuel devrait être géré en vertu de la WCA en tant que problème de santé et de sécurité.
Ces lois fonctionnent ensemble pour vous protéger contre le harcèlement sexuel. Votre employeur a des responsabilités en vertu de chacune de ces lois.
Est-ce que la WCA s’applique à votre situation?
La WCA concerne les gestes et les comportements des gens de votre milieu de travail, y compris votre boss, vos collègues, les entrepreneurs, les clients et la clientèle.
La WCA couvre les travailleurs rémunérés. Les travailleurs incluent :
- les employés
- toute personne payée pour la prestation de services, y compris les entrepreneurs indépendants
Qui n’est pas couvert par la WCA en Colombie-Britannique?
Voici les personnes qui ne sont pas couvertes par la WCA :
- Les personnes qui travaillent dans des milieux de travail réglementés par le gouvernement fédéral comme les bureaux de poste, les banques, les stations de radio et de télévision, les compagnies aériennes et les aéroports. Les gens dans ces industries sont protégés par le Code canadien du travail.
- Les bénévoles. (Mais ça ne veut pas dire que les bénévoles ne peuvent pas signaler les cas de harcèlement sexuel; ils en ont absolument le droit. Cela signifie seulement que l’employeur n’est peut-être pas obligé de mener une enquête complète.)
Si vous n’êtes pas certain que la WCA s’applique à vous, vous pouvez communiquer avec la WorkSafeBC.
Est-ce que la WCA couvre le harcèlement sexuel lié à votre travail qui se produit en dehors du lieu de travail?
Oui! Les employeurs sont responsables de vous protéger contre le harcèlement sexuel au travail même s’il se produit en dehors du lieu de travail.
Si vous êtes harcelé sexuellement lors d’un événement organisé dans le cadre de votre travail, alors que vous travaillez de la maison ou en ligne, alors que vous voyagez pour le travail, ou même si un collègue vous harcèle durant un événement social lié au travail en dehors des heures de travail, votre employeur est responsable de prendre des mesures pour assurer votre sécurité.
Qu’est-ce que la WCA exige de l’employeur?
La WCA exige que les employeurs fournissent un environnement de travail sain et sécuritaire à leurs travailleurs. Le harcèlement sexuel est un problème de santé et de sécurité. Les politiques de santé et de sécurité au travail de la WorkSafeBC servent à guider votre employeur sur la façon dont il devrait régler les cas d’intimidation et de harcèlement au travail, incluant le harcèlement sexuel.
Si vous travaillez dans un environnement qui vous met généralement à risque de violence, votre milieu de travail doit avoir une politique sur la violence en milieu de travail.
Tous les employeurs doivent prendre toutes les mesures raisonnables pour prévenir ou diminuer l’intimidation et le harcèlement au travail. Ces mesures raisonnables comprennent :
- la création d’une politique sur l’intimidation et le harcèlement au travail, et sa diffusion auprès des travailleurs
- la création de procédures pour le dépôt de plaintes, y compris des procédures précises pour les cas où le harceleur est le superviseur
- la création de procédures concernant la réalisation d’enquêtes sur le harcèlement sexuel
- la création de procédures sur les étapes à suivre une fois l’enquête terminée
Si votre employeur n’a pas de politique pour la gestion du harcèlement sexuel, ou si vous avez l’impression qu’il ne prend pas les mesures raisonnables pour gérer votre situation, vous pouvez communiquer avec la WorkSafeBC.
Bon. Vous connaissez maintenant la base.
Maintenant, nous allons vous dire concrètement comment signaler un cas de harcèlement sexuel.
Se préparer à signaler le harcèlement
La première chose que vous devriez faire, c’est essayer d’obtenir une copie de la politique de votre milieu de travail sur le harcèlement sexuel. Elle pourrait porter un autre nom, comme « politique sur les droits de la personne », « politique pour un milieu de travail respectueux » ou « politique sur l’intimidation et le harcèlement ». Elle vous dira comment vous êtes censé signaler le harcèlement et ce qui est censé se passer une fois que vous l’aurez fait.
- Elle pourrait vous dire de commencer par parler directement avec votre harceleur.
- Elle pourrait nommer les personnes ou les postes auxquels vous devriez signaler le harcèlement.
- Elle pourrait donner un délai à l’intérieur duquel vous devez signaler le harcèlement.
Ne vous inquiétez pas trop de suivre les procédures exactes. Tant que vous allez voir une personne en position d’autorité et que vous lui dites que vous souhaitez signaler officiellement un cas de harcèlement sexuel, ça devrait être suffisant pour faire démarrer les choses.
Il arrive assez souvent que les employeurs gèrent mal les rapports. Vous pourriez signaler le harcèlement à quelqu’un et cette personne pourrait penser que vous ne faisiez que vous vider le cœur ou que vous lui demandiez conseil. Il est donc très important d’indiquer aussi clairement que possible que vous souhaitez signaler officiellement un cas de harcèlement sexuel. C’est aussi très fréquent que les gens ne savent pas ce qu’ils sont censés faire par la suite. Alors si rien ne semble se passer après votre rapport, vous pourriez faire un suivi afin de vous assurer que quelqu’un fait quelque chose.
Certaines personnes croient que les ressources humaines sont censées être de leur côté. Ce n’est pas vraiment le cas. Un bon employé des ressources humaines voudra assurer la sécurité du milieu de travail et saura qu’il a la responsabilité d’agir en réponse à votre plainte. Mais sa responsabilité est de protéger votre employeur, pas vous. Les gens des ressources humaines sont censés vous aider, mais ils ne sont pas vos amis ou vos défenseurs.
Vous pourriez avoir l’impression de causer des problèmes à votre employeur en signalant le harcèlement sexuel. Mais ce n’est pas vraiment le cas. Lorsque vous signalez un cas de harcèlement sexuel, vous portez un problème à l’attention de votre employeur. Vous ne l’avez pas créé : vous ne faites que le signaler.
Ça pourrait vous aider de le voir comme si vous signaliez une fuite de gaz ou un bris d’équipement. C’est une question de sécurité.
Comment signaler
Une fois que vous aurez choisi la personne avec qui parler, prenez rendez-vous avec elle. Évitez de vous présenter sans rendez-vous; vous voulez son attention complète. Si vous ne savez pas quoi dire au moment de prendre le rendez-vous, vous pouvez juste lui dire que vous souhaitez parler d’un problème en lien avec le milieu de travail.
Vous devriez signaler le harcèlement verbalement et, idéalement, en personne, pas juste à l’écrit. Apportez quelque chose que vous aurez rédigé et laissez-le à la personne. Ça peut être utile si vous craignez d’oublier de mentionner certaines choses ou si vous pensez que la personne pourrait mal vous entendre ou mal vous comprendre.
Où obtenir de l’aide et des conseils
Si vous êtes membre d’un syndicat, il y a une convention collective qui décrit le contrat entre le syndicat et l’employeur. Vous pouvez voir votre syndicat comme un militant pour la santé et la sécurité des milieux de travail. Son travail comprend la protection de ses membres contre des choses comme les abus, le harcèlement et la discrimination. Si votre employeur ne respecte pas la convention collective, votre syndicat peut déposer une plainte appelée « grief ». Consultez Travailler avec votre syndicat.
Que se passe-t-il une fois le harcèlement sexuel signalé?
Une fois que vous aurez signalé le harcèlement sexuel, votre employeur devrait désigner une personne pour se charger de l’enquête.
- L’enquêteur peut provenir du milieu de travail ou de l’extérieur de celui-ci.
- Il est censé être objectif et neutre. Pas de votre côté ou de celui du harceleur.
- Il est censé suivre la politique sur le harcèlement au travail de votre employeur.
- Il est censé comprendre la WCA.
Certaines enquêtes peuvent prendre seulement une journée alors que d’autres peuvent prendre des mois.
Si l’enquête coûte de l’argent (par exemple, pour les services d’un traducteur, si vous en avez besoin), c’est votre employeur qui est censé payer. Vous ne devriez avoir aucuns frais à payer en lien avec l’enquête.
Le travail de l’enquêteur est de déterminer si ce qui vous est arrivé constitue un cas de harcèlement sexuel. Pour ce faire, l’enquêteur aura à discuter avec vous, la personne qui vous a harcelé ainsi que toute personne qui en a été témoin.
Pour faire son travail, l’enquêteur aura besoin de demander au harceleur sa version des faits. Cela signifie que le harceleur saura alors que vous l’avez signalé.
L’enquêteur devrait vous tenir au courant du calendrier et du déroulement de l’enquête, mais il ne vous donnera probablement pas de détails. Vous ne pourrez pas être présent lorsque les autres personnes seront interrogées, et vous n’aurez pas accès aux notes ou aux transcriptions des interrogations.
Comment vous préparer à l’interrogation
L’enquêteur devrait vous inviter à une rencontre durant laquelle il vous demandera de raconter votre histoire. Il vous demandera des détails (ce qui s’est passé, où, quand, etc.), s’il y avait des témoins, et si vous avez des documents ou d’autres preuves. Il pourrait aussi vous demander comment le harceleur vous traite depuis.
D’autres personnes pourraient être présentes lors de cette rencontre. Si votre milieu de travail a un Comité mixte de santé et de sécurité, son représentant des travailleurs pourrait être là. S’il y a un représentant en santé et sécurité, il pourrait être là. Il pourrait aussi y avoir une personne chargée exclusivement de prendre des notes.
Les participants à cette rencontre pourraient se comporter de façon sérieuse et officielle même s’ils vous connaissent en dehors de l’enquête. Vous pourriez avoir l’impression qu’ils sont fâchés contre vous ou qu’ils ne vous croient pas. Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Ils essaient peut-être seulement d’être respectueux.
Il est rare qu’un enquêteur soit difficile ou agressif. Normalement, les enquêteurs essaient juste de recueillir des renseignements et de s’assurer de bien comprendre ce que vous leur dites. C’est normal que l’enquêteur vous pose beaucoup de questions et prenne en note tout ce que vous dites.
Même si ça n’arrive pas toujours, c’est aussi normal que l’enquêteur vous rencontre plus d’une fois. En effet, il aura parfois besoin de vous poser des questions par rapport à ce que les autres participants auront déclaré dans le cadre de l’enquête.
Voici ce que vous pouvez faire pour vous préparer à cette rencontre :
- S’il y a quoi que ce soit par rapport à la rencontre qui ne vous convient pas — par exemple à propos du lieu ou du moment — vous pouvez demander une solution de rechange. Vous pouvez aussi demander d’être accompagné par une personne de soutien. Cela pourrait ne pas être permis pour des raisons de confidentialité. Si vous êtes membre d’un syndicat, vous pourriez être en mesure d’avoir un représentant de votre syndicat avec vous durant la rencontre à titre de personne de soutien. Si vous avez besoin d’accommodements pour la rencontre — par exemple les services d’un traducteur — vous devriez en faire la demande.
- Si ce n’est pas déjà fait, vous devriez mettre par écrit tous les événements importants dans l’ordre où ils se sont produits. Essayez d’inclure autant de détails que possible comme la date, l’heure, le nom des personnes présentes, ce qui a été dit ou fait ainsi que l’endroit où c’est arrivé. Apportez une copie de ce document à la rencontre. Consultez Documentez tout.
- Rassemblez des copies ou des versions imprimées de tous les documents liés au harcèlement. Il peut s’agir de courriels, de captures d’écran de textos, de votre historique d’appels ou de toute autre chose que vous trouvez pertinente.
Comment vous comporter durant l’interrogation
- Souvenez-vous que vous n’avez rien fait de mal et que ce n’est pas votre procès.
- Vous pouvez prendre votre temps pour répondre aux questions. Si vous n’êtes pas certain de comprendre une question, demandez qu’elle soit répétée ou reformulée.
- C’est toujours correct de demander une courte pause.
- C’est correct de prendre des notes.
- C’est tout à fait correct de vous informer sur le processus et l’échéancier de l’enquêteur.
- C’est tout à fait correct de parler à l’enquêteur des choses qui vous préoccupent.
- C’est une bonne idée de discuter avec l’enquêteur si vous êtes inquiet par rapport à la confidentialité, surtout si vous craignez que le harceleur puisse convaincre d’autres personnes de se liguer contre vous pour l’avoir signalé.
Ce qui peut mal tourner et quoi faire dans une telle situation
Que faire si mon employeur ignore mon rapport?
C’est très commun. Environ 50 % des cas de harcèlement sexuel signalés sont ignorés. Si ça vous arrive, voici ce que vous pouvez faire :
- Appelez la WorkSafeBC. Si l’agence détermine que votre situation est couverte par la WCA, elle pourrait ordonner à votre employeur de mener une enquête.
- Communiquez avec votre syndicat.
- Communiquez avec votre représentant en santé et sécurité au travail.
Que faire si l’enquêteur ne semble pas neutre?
Les enquêteurs sont censés être justes et impartiaux. Mais ils ne le sont pas toujours. Si vous craignez que l’enquêteur ne soit pas neutre, vous pouvez appeler la WorkSafeBC. Si elle est d’accord avec vous, elle a le pouvoir d’ordonner la tenue d’une nouvelle enquête.
Que faire si l’enquête s’étend sur une très longue période, ou si je ne reçois pas de mises à jour?
Si ça arrive, vous pouvez communiquer avec la WorkSafeBC et cette dernière peut ordonner à votre employeur de mener une nouvelle ou une meilleure enquête. Ou vous pouvez aussi communiquer avec votre syndicat ou votre représentant en santé et sécurité au travail.
Que faire si des gens potinent au travail à mon sujet ou au sujet de l’enquête?
Ce n’est pas censé se produire. Les enquêteurs ont seulement le droit de divulguer des renseignements au sujet de l’enquête lorsque c’est nécessaire pour effectuer leur travail, pour protéger d’autres travailleurs ou quand la loi l’exige. (Par exemple, si des accusations criminelles sont portées, l’enquêteur pourrait avoir à partager des informations avec la police.) L’enquêteur est censé informer toutes les personnes participant à l’enquête qu’elles ne peuvent pas en parler.
Mais c’est très commun que les gens potinent au sujet de l’enquête. Et parfois, ça peut vraiment être grave. Parfois, certaines personnes décident de soutenir le harceleur et commencent à vous maltraiter.
Si ça arrive, vous devriez le dire à votre employeur. Il est censé vous protéger contre le harcèlement qui pourrait découler de votre rapport. Ou vous pouvez signaler la situation à la WorkSafeBC.
Que faire si vous êtes puni pour avoir signalé le harcèlement?
Être puni pour avoir signalé du harcèlement est extrêmement fréquent. Environ le tiers des personnes qui signalent un cas de harcèlement ont déclaré avoir été punies au bout du compte. Alors, oui : si vous avez l’impression que ça vous arrive, c’est probablement le cas. Nous sommes terriblement désolés.
Ce qui arrive, c’est que les gens finissent par sympathiser avec le harceleur et vous blâmer pour l’avoir signalé. Ils décident que vous êtes un « fauteur de trouble », ou un « problème » ou une « drama queen ». Ça fait en sorte que les gens vous aiment moins et commencent à vous maltraiter. Ils pourraient vous donner moins de quarts de travail, arrêter de vous aider, ou décider de ne pas vous recommander pour une promotion ou une augmentation, ou pour un autre type d’occasion.
Ces situations s’appellent des représailles, et elles sont si fréquentes et si affreuses que nous avons écrit un guide entier à leur sujet. Consultez Être puni pour s’être plaint et comment se protéger. SVP, lisez-le. Nous voulons que vous soyez capable de vous protéger.
C’est illégal pour un employeur de punir une personne pour avoir signalé du harcèlement sexuel, mais c’est très fréquent. Environ le tiers des personnes qui signalent du harcèlement sexuel disent avoir fini par être punies pour l’avoir fait.
Qu’arrive-t-il une fois l’enquête terminée?
L’enquêteur indiquera à votre employeur s’il pense qu’il y a eu harcèlement sexuel et, si c’est le cas, quelles mesures il recommande pour protéger le milieu de travail contre le harcèlement sexuel à l’avenir. Il pourrait rédiger un rapport ou non. S’il y a un rapport, vous pourriez y avoir accès ou non. Tout dépend des règles prévues dans votre politique sur le harcèlement au travail.
Si le harceleur est quelqu’un qui travaille pour l’employeur, l’enquêteur pourrait recommander qu’il soit renvoyé, transféré, suspendu ou réprimandé. L’enquêteur pourrait aussi recommander des modifications au milieu de travail afin de le rendre plus sécuritaire, comme changer les quarts de travail ou les horaires, les politiques ou la formation.
Votre employeur pourrait avoir l’obligation de suivre les recommandations de l’enquêteur ou non. Il n’est pas non plus obligé de vous demander votre opinion sur ce qu’il devrait faire. S’il finit par punir le harceleur, il pourrait vous en informer ou non.
Votre employeur pourrait aussi décider de régler le problème avec vous d’une autre façon — par exemple en changeant votre situation de travail avec votre consentement, en vous offrant un mécanisme de résolution de différends, ou en négociant une compensation. Les ententes de règlement comprennent souvent des clauses de non-divulgation.
Que faire si vous n’êtes pas satisfait du résultat?
Si votre employeur décide de ne rien faire à propos du harcèlement, il ne respecte pas ses obligations en vertu de la WCA et du Human Rights Code de la Colombie-Britannique. Voici quelques options. Mais d’abord, considérez la possibilité de consulter un avocat.
- Vous pouvez porter plainte auprès de la WorkSafeBC. Elle peut examiner la situation et ordonner à votre employeur de se conformer à la WCA ou de payer une amende. Par contre, la WorkSafeBC ne fournit pas d’indemnisation et ne se charge pas d’enquêter sur le harcèlement sexuel.
- Dans certains cas, la WorkSafeBC peut offrir une indemnisation s’il existe des preuves d’un problème médical causé par des incidents en milieu de travail, comme le harcèlement ou l’intimidation. Un agent de la WorkSafeBC mènera une enquête indépendante.
- Si votre employeur exerce des représailles contre vous parce que vous avez signalé du harcèlement, vous pouvez déposer une plainte pour action interdite. La WorkSafeBC pourrait faire de la médiation ou mener une enquête et décider d’une mesure de réparation.
- Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique entend des causes dans lesquelles il y a eu violation du Human Rights Code. Le tribunal peut accorder des dommages-intérêts. Consultez Comment décider de déposer ou non une plainte relative aux droits de la personne.
- Vous pourriez être en mesure d’intenter une poursuite civile contre votre employeur. Consultez Comment décider s’il faut intenter une poursuite (et à quoi vous attendre si vous le faites). Vous devez entamer une poursuite civile dans les deux ans suivant le harcèlement.
- Votre syndicat, si vous en avez un, pourrait décider de déposer un grief contre votre employeur pour la façon dont il a échoué dans la gestion de votre plainte. Consultez Travailler avec votre syndicat.
- Si votre environnement de travail s’est détérioré, il pourrait sembler toxique, créant ainsi des conditions d’emploi intolérables. Vous pourriez être en mesure de réclamer un congédiement déguisé. Consultez Comment décider s’il faut intenter une poursuite (et à quoi vous attendre si vous le faites).